Vous avez parfois envie de vous entraîner, puis plus du tout quelques jours plus tard ?
Vous commencez un programme avec beaucoup d’enthousiasme, avant de perdre progressivement votre énergie et votre régularité ?
Cette situation est normale. La motivation n’est pas un état permanent. Elle évolue selon votre sommeil, votre stress, votre travail, votre santé et les événements de votre vie.
Pour rester régulier, il est donc utile de comprendre les fausses croyances qui entourent la motivation.
1. « Je dois être motivé tout le temps »
Personne n’est motivé en permanence.
Même les personnes qui s’entraînent depuis longtemps connaissent des périodes de fatigue, de doute ou de démotivation.
La différence ne vient pas du fait qu’elles ont toujours envie de s’entraîner. Elles ont souvent mis en place une organisation qui leur permet de continuer malgré les jours où l’envie est moins présente.
La motivation peut vous aider à commencer, mais elle ne peut pas être la seule base de votre régularité.

2. « Si je suis démotivé, je ne retrouverai jamais l’envie »
Une période de démotivation n’est pas forcément définitive.
Elle peut être liée à :
- un manque de sommeil ;
- une période de stress ;
- une charge de travail importante ;
- une alimentation déséquilibrée ;
- un programme trop difficile ;
- un objectif qui ne vous correspond plus ;
- un manque de variété ;
- une récupération insuffisante.
Avant de vous traiter de paresseux, cherchez ce qui a changé dans votre situation.
Il est parfois plus utile de réduire temporairement l’intensité, de modifier votre activité ou de prendre quelques jours de récupération que de vous forcer jusqu’à l’épuisement.

3. « La motivation doit venir avant l’action »
Nous attendons souvent d’avoir envie pour commencer.
Pourtant, l’action peut également faire évoluer votre état d’esprit.
Vous n’avez peut-être pas envie de vous entraîner avant la séance. Mais après avoir commencé à bouger, vous pouvez retrouver de l’énergie, de la satisfaction ou l’envie de continuer.
Cela ne signifie pas qu’il faut ignorer une fatigue importante ou une douleur. Il s’agit plutôt de ne pas attendre une motivation parfaite avant de faire une petite action.
Vous pouvez par exemple :
- préparer vos affaires ;
- marcher dix minutes ;
- faire une séance plus courte ;
- commencer par un échauffement ;
- vous rendre au cours et adapter l’intensité.
L’objectif est parfois simplement de commencer.
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4. « Je suis motivé ou je suis paresseux »
La motivation ne définit pas votre personnalité.
Vous pouvez être très régulier dans un domaine et avoir plus de difficultés dans un autre.
Une personne peut être disciplinée au travail mais avoir du mal à reprendre le sport. Une autre peut s’entraîner régulièrement mais procrastiner dans certaines tâches personnelles.
La question n’est donc pas de savoir si vous êtes une personne motivée ou paresseuse.
Demandez-vous plutôt :
- Qu’est-ce qui rend cette action difficile ?
- Mon objectif est-il suffisamment clair ?
- Mon organisation facilite-t-elle le passage à l’action ?
- La séance est-elle adaptée à mon niveau ?
- Est-ce que je prends encore du plaisir dans cette activité ?
Cette manière de réfléchir permet de chercher une solution concrète au lieu de vous coller une étiquette.

5. « Il me faut un grand objectif pour rester motivé »
Un objectif peut donner une direction, mais il ne suffit pas toujours à maintenir votre régularité.
Vous pouvez vouloir perdre du poids, courir un marathon ou améliorer votre condition physique. Pourtant, vous n’aurez pas nécessairement envie de vous entraîner chaque jour.
Un objectif lointain doit être accompagné d’actions simples et régulières.
Par exemple :
- réserver deux créneaux dans votre agenda ;
- préparer votre tenue la veille ;
- commencer par une séance adaptée ;
- noter vos progrès ;
- vous entraîner avec une personne qui vous soutient ;
- prévoir une solution lorsque vous manquez de temps.
Les grandes transformations reposent souvent sur des actions ordinaires répétées suffisamment longtemps.
La discipline ne consiste pas à se forcer sans limite
On présente parfois la discipline comme la capacité à s’entraîner quelles que soient les circonstances.
Ce n’est pas toujours une bonne définition.
Être discipliné peut également signifier :
- respecter ses jours de récupération ;
- adapter l’intensité lorsque l’on est fatigué ;
- demander de l’aide ;
- modifier un objectif devenu irréaliste ;
- éviter de recommencer trop fort ;
- reprendre après une interruption.
La discipline doit vous aider à avancer, pas vous pousser à ignorer les signaux de votre corps.

Construire un système qui ne dépend pas uniquement de la motivation
Pour rester régulier, rendez l’action la plus simple possible.
Planifiez vos séances
Choisissez des créneaux réalistes et inscrivez-les dans votre agenda.
Préparez votre environnement
Préparez vos vêtements, votre sac ou votre matériel à l’avance.
Réduisez la taille de l’action
Une séance courte peut être préférable à une séance annulée parce qu’elle semblait trop difficile à réaliser.
Suivez votre progression
Notez vos séances, vos performances et vos sensations.
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Entourez-vous
Un coach, un partenaire d’entraînement ou un groupe peut vous aider à rester engagé lorsque votre motivation diminue.
Choisissez une activité qui vous convient
Vous aurez plus de facilité à rester régulier si l’activité vous intéresse réellement.
La boxe, la remise en forme, la musculation, la marche ou les sports de combat ne conviennent pas à tout le monde de la même manière.
Que faire lorsque vous n’avez vraiment pas envie ?
Avant d’annuler votre séance, posez-vous trois questions :
- Suis-je simplement démotivé ou réellement épuisé ?
- Puis-je réduire l’intensité ou la durée ?
- Est-ce que je serai satisfait d’avoir fait au moins une partie de la séance ?
Si vous êtes malade, blessé ou particulièrement fatigué, le repos peut être le choix le plus intelligent.
Si vous manquez simplement d’envie, commencez par une action très simple et réévaluez votre état après quelques minutes.
Conclusion
La motivation est utile, mais elle fluctue.
Vous n’avez pas besoin d’avoir envie de vous entraîner tous les jours pour progresser. Vous avez surtout besoin d’une organisation réaliste, d’une activité adaptée et d’un système qui vous aide à passer à l’action.
La régularité ne consiste pas à être parfait. Elle consiste à reprendre le chemin après les périodes plus difficiles.
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