Comment le sport m’a aidé à reprendre confiance en moi : mon avant-après
Dans cet article, je souhaite vous parler honnêtement de mon parcours et de ce que le sport a changé dans ma vie.
Mon avant-après ne concerne pas uniquement une perte de poids ou une transformation physique. La principale évolution s’est produite dans ma manière de me percevoir, de réagir aux difficultés et de prendre ma place face aux autres.
Je ne raconte pas cette histoire pour vous promettre que le sport résoudra automatiquement tous vos problèmes. Je souhaite simplement vous montrer comment une activité, un cadre et de bonnes rencontres peuvent progressivement influencer une trajectoire de vie.

Avant le sport : une adolescence marquée par le manque de confiance
Lorsque j’étais adolescent, je ne me sentais pas bien dans mon corps et je manquais fortement de confiance en moi.
J’étais notamment confronté à plusieurs difficultés :
- j’étais en surpoids ;
- je manquais d’énergie ;
- j’avais du mal à m’affirmer ;
- j’évitais les situations inconfortables ;
- je manquais de structure ;
- je ne savais pas toujours comment gérer ce que je ressentais ;
- je me demandais comment je réagirais face à un conflit ou à une agression.
Ce mal-être avait également des conséquences sur ma scolarité et mes habitudes. Je séchais certains cours et je ne trouvais pas encore de direction claire.
Je cherchais des moyens de me changer les idées, mais je ne choisissais pas toujours les solutions les plus constructives.
À ce moment-là, je n’imaginais pas que le sport allait progressivement devenir une partie aussi importante de ma vie.
Le déclic : comprendre que je devais agir
À un certain moment, j’ai compris que je pouvais continuer à subir ma situation ou commencer à chercher une manière de la faire évoluer.
Cela ne signifiait pas que tout dépendait uniquement de moi ou que mes difficultés étaient de simples excuses. Cela signifiait que certaines décisions restaient sous mon contrôle.
Je pouvais notamment :
- essayer une nouvelle activité ;
- écouter les conseils de personnes plus expérimentées ;
- intégrer un cadre plus structuré ;
- m’entourer différemment ;
- accepter d’être débutant ;
- apprendre de mes erreurs ;
- persévérer suffisamment longtemps pour observer une évolution.
J’ai décidé d’essayer la deuxième voie.
Cette décision n’a pas produit une transformation immédiate. Elle a simplement représenté le premier pas d’un chemin beaucoup plus long.

La découverte des arts martiaux
J’ai commencé les arts martiaux à l’adolescence. J’ai intégré un club dans lequel j’ai pu apprendre, m’entraîner et rencontrer des personnes qui partageaient une même passion.
Au fil des années, j’ai également découvert différentes disciplines :
- le Krav Maga ;
- la boxe thaïlandaise ;
- la boxe anglaise ;
- le sanda ;
- le CrossFit ;
- différentes méthodes de préparation physique.
Chaque discipline m’a confronté à des difficultés différentes.
Je devais apprendre à contrôler mes mouvements, accepter d’être corrigé, recommencer après une erreur et persévérer lorsqu’un exercice devenait difficile.
Progressivement, l’entraînement est devenu bien plus qu’une activité physique. Il m’apportait une structure et un espace dans lequel je pouvais évoluer.

Ce que le sport a changé physiquement
Ma transformation physique est la partie la plus visible de mon avant-après.
Une différence d’environ 20 kilos sépare les photographies présentées dans cet article. Mais ce résultat ne s’est pas construit grâce à une méthode rapide ou à quelques semaines d’entraînement.
Il a demandé :
- de la régularité ;
- des périodes de progression ;
- des moments de stagnation ;
- des erreurs ;
- des adaptations ;
- de nombreux entraînements ;
- une évolution de mes habitudes.
Le sport m’a permis de perdre du poids, de développer ma masse musculaire et d’améliorer ma condition physique.
Mais cette évolution visible n’est qu’une partie de ce que la pratique m’a apporté.
Le sport m’a donné des preuves de mes capacités
Pendant longtemps, je manquais de confiance parce que je ne disposais pas de beaucoup de preuves personnelles démontrant que j’étais capable de progresser.
Le sport m’a permis d’en construire.
Chaque petite victoire devenait une référence :
- terminer une séance difficile ;
- apprendre une nouvelle technique ;
- améliorer un mouvement ;
- dépasser une peur ;
- respecter un engagement ;
- revenir après un échec ;
- réussir quelque chose qui me semblait auparavant inaccessible.
La confiance ne s’est pas construite parce que quelqu’un m’a simplement répété que j’étais capable.
Elle s’est développée parce que j’ai progressivement constaté que je pouvais apprendre, évoluer et tenir certains engagements.
Apprendre à être débutant
Lorsque vous commencez une nouvelle activité, vous ne maîtrisez pas encore les mouvements et vous pouvez avoir l’impression que tout le monde vous observe.
J’ai également connu cette phase.
J’ai dû accepter :
- de ne pas tout comprendre ;
- de manquer de coordination ;
- d’être corrigé ;
- de perdre certains exercices ;
- de ne pas toujours être performant ;
- de recommencer plusieurs fois.
Cette expérience m’a appris qu’être débutant n’est pas une faiblesse. C’est une étape normale de tout apprentissage.
Accepter de ne pas être immédiatement compétent m’a ensuite aidé dans d’autres domaines. Il devient plus facile d’essayer lorsque l’erreur n’est plus considérée comme une humiliation.
La boxe m’a appris à mieux gérer la pression
La boxe m’a confronté à la peur du contact, à la fatigue et à la nécessité de rester lucide sous pression.
Au début, recevoir des coups, même dans un cadre contrôlé, peut provoquer une réaction émotionnelle importante. Avec un entraînement progressif et encadré, j’ai appris à mieux respirer, observer et réagir.
Cela ne signifie pas que la peur disparaît entièrement.
J’ai plutôt appris que je pouvais ressentir de l’appréhension sans être automatiquement paralysé par celle-ci.
Cette capacité m’a ensuite servi dans d’autres situations : prendre une décision, affronter une discussion difficile ou accepter une période d’incertitude.
Le Krav Maga m’a aidé à travailler mon positionnement
Le Krav Maga m’a permis de réfléchir à ma manière de réagir face à une situation conflictuelle.
Savoir se défendre ne consiste pas uniquement à apprendre des techniques physiques. Cela implique aussi de travailler :
- l’observation ;
- la prévention ;
- le positionnement ;
- la communication ;
- la gestion du stress ;
- la prise de décision ;
- la capacité à poser certaines limites.
Cette pratique m’a progressivement aidé à me sentir moins démuni face à l’idée d’un conflit.
Elle ne m’a pas appris à rechercher la confrontation. Elle m’a plutôt permis de mieux comprendre comment l’éviter, la désamorcer ou y réagir lorsque cela devient nécessaire.

La préparation physique m’a appris la régularité
Les entraînements de condition physique m’ont appris une autre forme de progression : celle qui se construit grâce à la répétition.
Vous pouvez être très motivé pendant quelques jours. Mais les changements importants apparaissent surtout lorsque vous continuez malgré les périodes durant lesquelles l’enthousiasme est moins présent.
J’ai appris que la progression n’est pas linéaire.
Certaines séances sont excellentes. D’autres sont plus difficiles. Il existe des périodes de fatigue, des blessures, des contraintes professionnelles et des moments de doute.
L’important n’est pas d’être parfait. Il faut apprendre à reprendre le chemin après une interruption ou une difficulté.
Le sport m’a aidé à mieux gérer les périodes difficiles
Lorsque je traversais une rupture, une difficulté financière ou une période de stress, le sport devenait un espace dans lequel je pouvais bouger, respirer et sortir temporairement de mes préoccupations.
L’entraînement ne réglait pas automatiquement le problème. Il m’aidait à prendre du recul et à éviter de rester complètement enfermé dans mes pensées.
Le sport peut contribuer au bien-être, mais il ne remplace pas un médecin ou un professionnel de la santé mentale lorsqu’une personne traverse une souffrance psychologique importante.
Dans mon parcours, il a néanmoins constitué un repère particulièrement utile.
Les personnes rencontrées ont aussi participé à ma transformation
Ma transformation ne s’est pas construite seul.
J’ai rencontré des coachs et des pratiquants qui m’ont conseillé, corrigé et encouragé. Certaines de ces personnes sont devenues des amis et continuent encore aujourd’hui à me tirer vers le haut.
L’environnement dans lequel vous évoluez peut influencer votre manière de vous percevoir.
Un bon groupe ou un bon coach peut vous aider à :
- vous sentir accueilli ;
- accepter votre niveau de départ ;
- demander de l’aide ;
- persévérer ;
- relativiser un échec ;
- reconnaître vos progrès ;
- viser plus loin que ce que vous imaginiez.
Cette dimension humaine explique en partie pourquoi le partage, la bienveillance et l’esprit de famille occupent aujourd’hui une place importante dans ma manière de coacher.
Vous pouvez découvrir les valeurs que je considère importantes dans le choix d’un coach sportif.
Pourquoi ai-je décidé de devenir coach ?
Le sport a transformé mon corps, mais surtout la direction de ma vie.
J’ai donc voulu comprendre davantage les méthodes qui m’avaient aidé et apprendre à les transmettre correctement.
Je me suis formé au personal training, au coaching et à différentes disciplines sportives. Vous pouvez consulter mon parcours et mes formations de coach pour découvrir cette partie plus professionnelle de mon histoire.
J’ai ensuite décidé de réunir plusieurs aspects de mon expérience dans mes accompagnements :
- la remise en forme ;
- le renforcement musculaire ;
- la boxe ;
- le Krav Maga ;
- le travail sur les habitudes ;
- la définition des objectifs ;
- l’accompagnement mental.
Cette diversité ne signifie pas que chaque personne doit pratiquer toutes ces disciplines.
Elle me permet de sélectionner les outils qui correspondent à la situation, aux préférences et aux objectifs de la personne accompagnée.
Mon expérience n’est pas une promesse de résultat identique
Mon parcours est personnel.
Une méthode qui m’a aidé ne produira pas nécessairement les mêmes résultats chez une autre personne. Chacun possède :
- une histoire différente ;
- un niveau de départ différent ;
- des contraintes différentes ;
- des objectifs différents ;
- un état de santé différent ;
- une relation différente avec le sport.
Je ne peux donc pas vous promettre une transformation identique à la mienne.
En revanche, mon expérience me permet de comprendre certaines difficultés : la peur d’être jugé, le manque de confiance, le surpoids, l’impression de ne pas avoir le niveau ou la difficulté à rester régulier.
Vous n’avez pas besoin d’être déjà sportif pour demander de l’aide. Vous pouvez commencer précisément parce que vous ne savez pas encore comment avancer seul.
Ce que je retiens de mon avant-après
Avec du recul, voici les principaux enseignements que je retire de mon parcours.
Une décision ne suffit pas, mais elle lance le mouvement
Décider de changer ne produit pas immédiatement des résultats. Cette décision devient utile lorsqu’elle est suivie d’une première action.
La confiance vient aussi de l’expérience
Vous pouvez développer votre confiance en accumulant des preuves concrètes : une séance terminée, une difficulté traversée ou une compétence apprise.
L’environnement compte
S’entourer de personnes bienveillantes et exigeantes peut modifier votre manière d’aborder les obstacles.
Les erreurs font partie du processus
J’ai appris en essayant, en échouant et en recommençant. L’erreur devient utile lorsqu’elle permet d’adapter la prochaine tentative.
Le physique et le mental peuvent évoluer ensemble
Améliorer sa condition physique peut influencer l’énergie, la posture et la perception que l’on a de ses capacités. Cela ne résout pas automatiquement chaque difficulté personnelle, mais cela peut constituer un levier important.
La transformation demande du temps
Les photographies d’un avant-après montrent deux moments. Elles ne montrent pas les années, les efforts, les périodes de doute et les ajustements situés entre les deux.
Et si vous ne savez pas par où commencer ?
Vous n’avez pas besoin d’essayer toutes les disciplines que j’ai pratiquées.
La première étape consiste à comprendre :
- ce que vous souhaitez changer ;
- pourquoi cela compte pour vous ;
- ce qui vous empêche d’avancer ;
- le type d’activité qui pourrait vous convenir ;
- la première action réaliste à mettre en place.
Si vous souhaitez améliorer votre condition physique tout en travaillant votre régularité et votre confiance, découvrez mon accompagnement en coaching sportif individuel à Mons.
Vous pouvez également lire le témoignage de Serge et son évolution en Personal Training afin de découvrir le parcours d’une personne accompagnée.
Conclusion
Mon avant-après ne représente pas uniquement vingt kilos de différence entre deux photographies.
Il représente une évolution dans ma manière de penser, de m’affirmer, d’affronter les difficultés et de construire ma vie.
Le sport ne m’a pas transformé en une autre personne du jour au lendemain. Il m’a offert un cadre dans lequel j’ai pu apprendre, échouer, recommencer et découvrir progressivement mes capacités.
C’est cette expérience qui m’a donné envie de devenir coach et d’accompagner d’autres personnes sur leur propre chemin.
Votre transformation ne ressemblera peut-être pas à la mienne. Mais elle peut, elle aussi, commencer par une première action adaptée à votre situation.
